18 novembre 2017

PAUL et CATHERINE BERRA - DU 18 novembre au 6 decembre


EXPOSITION DU 18 NOVEMBRE AU 6 DÉCEMBRE 2017







Catherine BERRA
Peintures et dessins

Paul BERRA
Photographies
 " Il y avait un manquant. Il y avait un oubli, un blanc, un trou qu’aucun n’avait vu, n’avait su, n’avait pu, n’avait voulu voir. On avait disparu. Ça avait disparu. "

(Georges Perec - La disparition)



Vivre à Saint-Prix est un partage permanent avec la nature. La forêt si proche imprègne le vieux village d’une verte atmosphère, fraîche et apaisante. Mais pour combien de temps ? Les châtaigniers sont menacés, les abeilles sont en danger, l’air est saturé de particules. Vivrons-nous la disparition de la nature, du végétal ? 

Catherine et Paul Berra, chacun avec ses outils, nous laissent un témoignage de ce végétal, comme si l’urgence imposait de dresser l’inventaire des trésors qui disparaissent. Poser les couleurs sur un mur, montrer au regard la richesse de Mère-Nature, est pour les deux artistes une forme de résistance pacifique à refuser l’inacceptable.

 Depuis toujours, Catherine Rouarch-Berra dessine et peint. Pour ses 6 ans, son père lui fabrique son premier chevalet (il n’en existe pas pour les enfants). Elle ne va plus s’arrêter… Il lui semble bien naturel d’intégrer l’école des Beaux-Arts de Brest après son baccalauréat. Elle poursuit son parcours en passant son diplôme de designer textile à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré à Paris. Créant essentiellement des collections d’accessoires pour des grands noms de la mode et du luxe et pour sa propre marque, elle poursuit parallèlement ses recherches picturales, plus personnelles, dont ce dernier opus, VÉGÉTAL.


Paul Berra quitte Saint-Prix à 16 ans. Il part, son sac d’apprenti tailleur de pierre à la main, apprendre à réparer les outrages du temps sur les cathédrales avec les Compagnons. À vivre dans les perspectives vertigineuses des constructions gothiques, l’oeil de Paul s’affine, s’imprègne des profondeurs, des ombres et des lumières. Un jour, il troque sa massette pour un appareil photo. C’est le déclic !  L’outil est trouvé, il ne le quitte plus… Des cathédrales de pierre aux villes nouvelles, en traversant les saisons et la nature, le photographe revient à Saint-Prix pour vous émouvoir.